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Santé & Bien-être

Est-ce grave d’être en surpoids ? On fait le point

Tu te demandes sûrement si quelques kilos en trop sont vraiment un problème, surtout quand ton IMC dépasse 25. La réponse est plus nuancée qu’on ne l’entend souvent : le surpoids léger n’a pas le même impact que l’obésité, et les données scientifiques montrent qu’il faut regarder le contexte, pas seulement un chiffre isolé.

Concrètement, l’IMC reste un indicateur utile pour situer une tendance, mais il ne dit pas tout sur ta santé. Ton âge, ta masse musculaire, ton tour de taille, ta tension artérielle, ton taux de sucre ou encore ton niveau d’activité changent complètement l’interprétation. C’est pour ça qu’un IMC à 26 n’a pas la même signification chez une personne sportive et chez une personne sédentaire.

Les études citées dans le texte d’origine vont dans ce sens : un léger surpoids peut parfois être associé à une mortalité comparable, voire inférieure, à celle des personnes dans la norme. Mais ce résultat ne veut pas dire qu’il faut “se lâcher”. Dans la pratique, il montre surtout qu’il faut éviter les conclusions trop rapides et distinguer le surpoids modéré de l’obésité, qui elle augmente réellement les risques cardiovasculaires et métaboliques.

L’essentiel a retenir : un IMC légèrement supérieur à 25 n’est pas automatiquement alarmant, mais il doit être interprété avec le reste de ton état de santé.

  • L’IMC est un repère, pas un diagnostic complet.
  • Un léger surpoids peut rester compatible avec une bonne santé.
  • L’obésité augmente nettement les risques pour la santé.
  • Le tour de taille et les bilans médicaux comptent autant que le poids.
  • La prévention et le suivi médical changent vraiment le risque.
  • Le plus important est d’éviter la prise de poids durable.

Donc le surpoids c’est pas grave ? On peut se lâcher ?

Non, et c’est là qu’il faut être précis. Si tu es dans cette situation, l’idée n’est pas de paniquer, mais de comprendre ce que disent vraiment les données. Un surpoids modéré n’a pas les mêmes conséquences qu’une obésité installée, et les scientifiques eux-mêmes insistent sur cette nuance.

Le professeur Krempf le résume bien : les personnes en surpoids sont souvent mieux suivies aujourd’hui, elles consultent davantage et prennent plus souvent en main leur tension, leur glycémie ou leur alimentation. Ce suivi améliore le pronostic. Autrement dit, ce n’est pas seulement le poids qui compte, c’est aussi la manière dont il est surveillé et accompagné.

Dans les faits, ce que cela change pour toi est simple : si ton IMC est un peu au-dessus de 25, tu n’as pas forcément un problème grave à court terme. En revanche, ce n’est pas une raison pour relâcher totalement l’hygiène de vie, car la prise de poids reste associée, sur la durée, à davantage de risques cardio-métaboliques.

Le bon réflexe consiste donc à surveiller les signaux utiles : essoufflement inhabituel, fatigue, tension élevée, glycémie perturbée, douleurs articulaires, sommeil de mauvaise qualité. C’est souvent là que l’on voit si le surpoids reste stable et sans conséquence, ou s’il commence à peser sur la santé.

Un petit tour vers la courbe en U

Les chercheurs observent souvent une courbe en U lorsqu’ils étudient le lien entre poids et mortalité. Concrètement, cela signifie que les risques sont plus élevés aux deux extrêmes : quand l’IMC est très bas, mais aussi quand il devient élevé. Entre les deux, la zone de risque est plus nuancée.

Ce point est important, car beaucoup de personnes pensent encore qu’“être mince est toujours mieux”. En réalité, un IMC trop faible peut aussi traduire une fragilité, une dénutrition, une maladie sous-jacente ou une perte musculaire. Dans la pratique, on ne doit donc pas opposer minceur et surpoids de façon simpliste.

Le chercheur Guy Fagherazzi insiste sur un point clé : entre 23 et 27, on est dans un continuum. Cela veut dire qu’il n’existe pas une frontière magique où tout bascule d’un coup. Ce qu’il faut retenir, c’est que le risque augmente progressivement, avec une aggravation nette quand on entre dans l’obésité.

Autrement dit, si tu hésites encore sur la conduite à tenir, la bonne question n’est pas seulement “quel est mon IMC ?”, mais plutôt “mon poids s’accompagne-t-il déjà de complications ou de facteurs de risque ?”. C’est cette lecture globale qui est la plus utile pour prendre les bonnes décisions.

Ce qu’il faut vraiment surveiller si ton IMC dépasse 25

Si ton IMC est au-dessus de 25, il est recommandé de regarder d’autres indicateurs pour savoir si la situation reste stable ou s’aggrave. Le tour de taille est particulièrement important, parce qu’il reflète mieux la graisse abdominale, souvent plus à risque pour le cœur et le métabolisme.

Il faut aussi surveiller la tension artérielle, la glycémie, le cholestérol et les triglycérides. Dans la majorité des cas, ce sont ces paramètres qui permettent de savoir si le surpoids commence à avoir un impact concret. Un poids un peu élevé avec des bilans normaux n’appelle pas la même réponse qu’un poids modérément élevé avec hypertension et prédiabète.

En pratique, les professionnels observent que les personnes qui suivent régulièrement ces indicateurs réagissent plus tôt et évitent souvent une aggravation. C’est ce qui rend la prévention utile : elle ne sert pas à culpabiliser, elle sert à agir avant que les complications ne s’installent.

Les erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, c’est de croire qu’un IMC seul suffit à tout dire. La deuxième, c’est de banaliser une prise de poids progressive parce qu’elle reste “modérée”. La troisième, c’est de penser qu’un léger surpoids autorise à ignorer le sommeil, l’activité physique ou l’alimentation.

Une autre idée reçue consiste à croire que maigrir vite est toujours la meilleure solution. En réalité, les pertes de poids trop rapides sont souvent difficiles à maintenir et peuvent faire perdre du muscle. Ce qu’il faut viser, dans ton cas, c’est une stratégie durable, réaliste et suivie dans le temps.

Que faire concrètement ?

Si ton IMC est entre 25 et 30, commence par faire le point avec un professionnel de santé, surtout si tu as déjà un antécédent familial de diabète, d’hypertension ou de maladie cardiovasculaire. Ensuite, concentre-toi sur des ajustements simples : bouger davantage, réduire les boissons sucrées, améliorer la qualité des repas et mieux dormir.

Si ton IMC dépasse 30, il est préférable de ne pas attendre. Le risque augmente plus nettement, et plus l’obésité dure, plus elle devient difficile à corriger. Un accompagnement médical ou diététique peut alors faire une vraie différence, non seulement sur le poids, mais aussi sur la tension, le sucre sanguin et l’énergie au quotidien.

FAQ

Quelques kilos de plus ?

Quelques kilos de plus ne signifient pas forcément un problème de santé immédiat. Tout dépend de ton IMC, de ton tour de taille, de tes bilans et de ton état général.

Votre IMC (l’indice de masse corporelle que l’on calcule en faisant la division de notre poids par notre taille au carré)  passe la barre symbolique des 25, une limite qui ne serait pas à dépasser.

Un IMC au-dessus de 25 correspond à la zone de surpoids, mais ce seuil doit être interprété avec prudence. Ce n’est pas un verdict à lui seul, surtout si les autres indicateurs de santé sont bons.

Et le conditionnel est bien de mise car il a été récemment prouvé que les personnes étant en surpoids vivent plus longtemps que la moyenne.

Cette affirmation doit être nuancée, car les résultats dépendent des populations étudiées et du suivi médical associé. Les études montrent surtout qu’un léger surpoids n’a pas toujours le même impact qu’on imagine.

C’est dans la revue Danoise Jama que cette étude a été publiée.

L’étude mentionnée a été publiée dans une revue scientifique et s’appuie sur un suivi de grande ampleur. Ce type de source donne du poids aux résultats, mais n’efface pas les limites méthodologiques habituelles des études observationnelles.

Elle démontre que les personnes avec un IMC de 27 voient leur mortalité diminuer comparé aux personnes avec un indice plus faible (de 18 à 25).

Certains travaux observent effectivement un risque de mortalité plus faible autour d’un IMC de 27 dans des contextes précis. Cela ne veut pas dire que prendre du poids améliore la santé, mais que la relation entre poids et mortalité n’est pas linéaire.

Cette étude sérieuse donne ses résultats après le suivi de 120 000 personnes entre les années 70 et 2013.

Un suivi de 120 000 personnes sur une longue période renforce la solidité statistique des résultats. En revanche, cela ne permet pas à lui seul de conclure que le surpoids est bénéfique pour tout le monde.

Donc le surpoids c’est pas grave ? On peut se lâcher ?

Non, on ne peut pas en conclure ça. Un léger surpoids peut être relativement bien toléré, mais la prise de poids durable reste défavorable pour la santé.

Un petit tour vers la courbe en U

La courbe en U signifie que le risque de mortalité est plus élevé aux extrêmes du poids. Cela veut dire que ni l’IMC très bas ni l’obésité ne sont des zones rassurantes.

Au final un bon IMC c’est quoi ?

Dans le texte, les scientifiques situent une zone favorable autour de 23 à 24. En pratique, il faut surtout regarder cet indice avec les autres marqueurs de santé, car le “bon” IMC dépend aussi du profil de chacun.

En revanche lorsque l’on rentre dans l’obésité, autrement dit un IMC +30, les risques sont bien réels pour la santé.

Oui, à partir d’un IMC de 30, les risques pour la santé augmentent nettement. C’est particulièrement vrai pour le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et certaines complications articulaires.


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